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« Territoires en migration(s), histoires de langues et récits de vie »

L’atelier-laboratoire « Territoires en migration(s), histoires de langues et récits de vie » proposé par le parcours Éducation tout au long de la vie de l’Université Paris 8, et encadré par Delphine Leroy, a réalisé une restitution publique le 21 mai 2016 à Stains. Les étudiants reviennent à travers de courts extraits qu’ils ont écrits pour l’occasion sur la préparation de cette restitution, en lien avec l’élaboration de la démarche réalisée pendant plusieurs mois.

 

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« Nous sommes Mardi 17 mai 2016. C’est le premier séminaire du cours « Récits de vie, territoires en migration(s) et histoires de langues ». Autour de la table ronde, il y a les étudiants inscrits aux cours, l’enseignant – Delphine, Thereza et Vladimir.

Delphine nous passe toutes les informations concernant la fête des langues du quartier, réalisée dans l’école maternelle Guy Môquet. Dans la salle principale où cette fête aura lieu il y aura l’atelier « récits » où quelques étudiants de l’Université raconteront les histoires personnelles des personnes interviewées en leur donnant vie. Dans cette salle, ils y auront exposé les kakémonos de chaque équipe, des affiches du journal collaboratif et des écrans animant des vidéos. Il y aura, aussi, le repas avec des spécialités des habitants de Moulin Neuf. Dans une petite salle à coté, il y aura l’atelier vidéo, où on prendra des entretiens filmés. En dehors du bâtiment, nous trouverons l’atelier « photomaton », où nous ferons des portraits des familles. A l’extérieur, il y aura, également l’atelier « écriture spontanée », où, les visiteurs auront la possibilité de rajouter des phrases sur les tableaux qui seront à leur disposition. Enfin, la Mairie du quartier nous prêtera une bibliothèque mobile. Selon ces ateliers, tous les étudiants du cours auront des rôles à jouer. La distribution de chacun de ces rôles aura lieu tout au long de la semaine.

Thereza prend le relais en nous expliquant ce que nous faisons dans le cadre de l’atelier « récits ». Elle nous a raconté des histoires de vie de manière théâtrale. Après, Vladimir a continué en nous expliquant comment nous pourrions utiliser la camera.

A 14h pile nous sommes au centre social pour travailler sur le terrain. Nous nous séparons en deux groupes. L’un est avec Thereza et l’autre avec Delphine pour déchiffrer les portraits des personnes évoquées aux entretiens.

Tout d’abord, je suis au groupe avec Thereza. Elle nous explique que nous allons apprendre comment nous pouvons gérer notre respiration, afin que nous soyons entendus par le public. Nous sommes en cercle dans une atmosphère interactive. Nous changeons nos voix, nous parlons en chinois, en russe, etc. Ensuite, nous sommes en groupe avec Delphine où nous travaillons sur les portraits d’interviewers et d’interviewés. Elle nous informe par rapport aux points principaux qu’il faudrait développer.

Je ressens que je vais me rappeler toujours de ces moments. La façon dont ce cours prend forme est très loin de la mentalité académique dans mon pays natal. Je ressens que grâce à mes études en France je change, je forme une identité syncrétique.

La suite des travaux? A jeudi!

»

Article de Tsakalou Konstantinia

 

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Exercice d’écriture. Récit fictif avec les mots réels d’un entretien. Montrez l’enfermement puis la libération.

« Je suis en prison. »

Une prison aux alentours de Douai, il n’y a pas beaucoup de monde qui connaît. Je parle français, mais parfois je parle arabe parce que je suis entourée de gens arabes. Je suis obligée. En plus c’est mon accent qui me pénalise, qui me gêne, c’est le regard de l’autre, non je n’y arrive pas, j’ai l’accent, je me sens enfermée. Je dois me sentir libre dans ma langue d’origine. Quand je parle en arabe je me sens bizarre ! Je suis vraiment perdue.

Je sors de cette prison cruelle, je rentre dans une autre, pire. Je me marie, je panique, cette fois-ci je suis dans une prison parisienne à Stains ! Les gens qui m’entourent ne comprennent pas mon français et moi non plus ! Ils parlent très vite. Je suis restée trois ans sans sortir jusqu’à ce que ma fille ait eu l’âge de trois ans.

Je sors de la prison, je fais connaissance avec des gens. J’emmène ma fille à l’école, je suis obligée, je suis obligée d’être libre. J’en ai marre d’être enfermée. J’en ai marre de la peur, du regard de l’autre aussi. C’est à partir de ça que je vois le monde.

Avant je n’aimais pas Stains, mais maintenant je vis à Stains, je me sens libre à Stains .Heureusement je m’adapte finalement .C’est elle, oui c’est elle. C’est ma fille qui m’a libérée. 1

»

Article de Khadidja Gueblaoui

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«

Ce jeudi au centre Yamina Setti, les CréaTIC sont à deux jours de leur restitution. Premier temps de la journée, la lecture offerte à tous des portraits des interviewés réalisés sur tous les entretiens. On entend alors Zouma, Bakari, Ali, des jolis surnoms pour préserver l’anonymat. Le doute est jeté par Delphine sur une possible incompréhension de la consigne des portraits des enquêteurs. L’idée n’était pas de juger l’entretien et l’enquêteur mais bien de saisir les enjeux relationnels, la posture de l’enquêteur face à son entretien. Deuxième temps important, la répartition sur les ateliers pour le jour J. Rappelons que nous avons l’atelier oralité avec Tereza, l’atelier portrait de famille avec Henri, l’atelier vidéomaton avec Vladimir et enfin l’opération d’écriture avec Philippe. Vite le temps passe comme un coup de vent et c’est déjà bientôt l’heure où les estomacs se creusent ! Avant la pause déj’ visite de l’école Guy Moquet où aura lieu la restitution. Accueil convivial de sa directrice et découverte de la salle de motricité où se fera l’oralité, la petite salle pour la vidéo et la cour pour le reste. Certains observent, d’autres suivent le mouvement, d’autres encore réfléchissent déjà à leur installation avec entrain. Pause déj’ ! L’après-midi, les CréaTIC continuent le chemin d’initiation à l’analyse de l’entretien. Des grandes feuilles blanches sont disposées sur la table, boites de feutre également et c’est parti pour des nouvelles consignes. Premièrement, écrire sur une feuille des phrases tirées de l’entretien dont chacun en a fait le portrait. Des phrases dites par l’interviewé bien sûr ! On observe alors les inventivités de chacun et c’est l’arc en ciel des mots qui surgit, un visage en forme de mots, chacun s’adonne à cet exercice avec son individualité. Deuxièmement, sur une autre feuille, l’exercice demandé était d’écrire des questions posées par l’enquêteur et de terminer par une question bête comme « T’es sure que tu veux apprendre l’arabe ? » Lecture offerte au groupe. On se sépare par la suite en deux groupes. Un groupe qui va travailler sur la restitution des histoires par l’oralité et un groupe qui va s’adonner plus sérieusement à l’analyse des entretiens. A l’oralité, chacun a récité son conte puis Tereza a fait répéter, a creusé l’histoire avec l’aide de tous. Dans l’autre salle, Philippe a donné une consigne d’écriture et le thème tourné autour du monde pénitentiaire. Avant de se quitter, un petit feedback tous ensemble. Chaque groupe a raconté ce qu’il avait fait et certains ont lu les textes qu’ils avaient écrits autour de la prison. Fin de cette deuxième journée de travail !

»

Jeudi 18 mai 2016 par Ansatasia Achache

1 Idées et citations tirées de la retranscription numéro 13

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